Comment gérer votre petite entreprise en cas de crise

Voici quatre conseils pour naviguer dans une situation de crise

Quoi qu’il en soit de la qualité de la gestion de votre entreprise, une seule crise peut tout faire capoter. C’est particulièrement vrai pour les petites entreprises – des ressources insuffisantes les rendent souvent incapables de faire face aux ramifications d’une situation de crise. Il en résulte des réactions négatives de la part des clients et une réduction des ventes, ce qui affecte la marge bénéficiaire de l’entreprise et ternit encore plus sa crédibilité. traverser une crise en entreprise
Bien que les exemples susmentionnés se soient produits dans de grandes organisations, il existe plusieurs leçons précieuses dont les propriétaires de petites entreprises peuvent tirer des enseignements: 

Si votre petite entreprise se retrouve au milieu d’une crise, voici quatre façons de la surmonter avec succès:

1. Évaluez la situation objectivement.

En période de péril, vous devez vous rappeler de ne jamais laisser vos émotions prendre le dessus, quelle que soit la taille de votre entreprise. Au lieu de cela, vous devez faire un effort actif pour rester calme, recueilli et posé. Cela vous permettra d’analyser objectivement la situation, de déterminer la cause profonde de votre problème et de parvenir à une conclusion solide. Reconnaître et définir le problème signifie que vous êtes déjà à mi-chemin de sa résolution. De plus, en tant que PDG, rester posé rassurera vos employés et leur inspirera confiance.

Si vous êtes dans un état émotionnel lorsque les choses tournent mal, il vous sera difficile d’envisager tous les aspects et perspectives de la situation. Cela vous amènera à former un jugement basé sur quelques opinions choisies, qui vous apaisent sur le moment en raison de votre état mental. Cela peut s’avérer catastrophique pour l’ensemble du cabinet, détériorant encore davantage la situation. Par conséquent, il est impératif que vous gardiez votre sang-froid pendant cette période difficile, et que vous preniez une décision calculée pour améliorer les choses.

2. Maintenir un profil médiatique honnête.

En 1989, un pétrolier exploité par Exxon s’est heurté au large de l’Alaska et a déversé des millions de gallons de pétrole brut dans la mer. En plus de recevoir une mauvaise presse, la situation s’est encore détériorée pour Exxon lorsque la société a refusé de reconnaître sa faute et a tardé à aborder publiquement la situation. Cette réticence à coopérer, combinée à un canal de communication lent, a nui à la réputation de l’entreprise, ce qui lui a valu d’être étiquetée comme une entreprise peu respectueuse de l’environnement.

Cet exemple souligne l’importance de maintenir un canal de communication fort et positif avec les médias et le public. De nombreuses grandes entreprises ont l’impression d’avoir évolué sans avoir besoin de valider les objections et les réserves des clients. Il en va de même pour les petites entreprises qui négligent totalement la nécessité de rendre des comptes, en prétendant qu’une organisation de cette taille n’a guère d’effets persistants. Cependant, ils se trompent lourdement.

Par conséquent, après avoir reconnu le problème, il est de votre obligation d’informer le public honnêtement, de compatir avec les parties lésées et de demander leur soutien indéfectible. Le maintien de l’honnêteté est essentiel ici, car la dissimulation de la moindre preuve factuelle pourrait s’avérer gravement catastrophique. Elle peut être découverte par les médias par la suite, aggravant la situation et réduisant la confiance des clients et des investisseurs au plus bas. En outre, vous devez débriefer le public de manière lucide, en évitant d’utiliser un jargon qui les déroute et accroît l’incertitude. Par conséquent, il est impératif que vous rendiez publique toute la dynamique de la situation ou du moins les aspects qui concernent les clients en question.

3. Esquissez un plan de gestion de crise.

Après avoir apaisé efficacement les parties prenantes internes et externes, il est temps de diriger vos efforts en interne. La première étape consiste à réunir une équipe qualifiée de personnes issues de divers départements pertinents à la situation, tels que les finances, les services juridiques, les ressources humaines, etc.

Puis, un dialogue doit être organisé pour examiner minutieusement le problème et préciser les causes sous-jacentes. Ce discours sain permettra d’exprimer les opinions divergentes, qui sont cruciales pour former un plan d’action global. La dernière étape pour rectifier la situation consiste à formuler un plan de gestion de crise qui soit inextricablement ancré dans la philosophie et l’idéologie de l’entreprise. Cela garantit que le remède proposé ne s’écarte pas de la vision de l’entreprise et n’affecte pas la production ultérieure. Le projet final doit être aussi complet que possible et doit être spécifiquement adapté à la situation en cours.

4. Adapter, improviser et surmonter.

Il reste enfin à évaluer la faisabilité du plan de gestion de crise pour votre petite entreprise. Avant de le mettre en œuvre, vous devez fixer des objectifs et des critères de base pour mesurer les progrès. Si les résultats souhaités n’ont pas encore été atteints dans le temps imparti, il est temps d’apporter des ajustements à la stratégie.

La flexibilité est la clé pour aborder la situation de manière globale. En tant que tel, vous devez être prêt à vous adapter et à improviser lorsque les choses ne se déroulent pas comme prévu.

Ces quatre stratégies constituent un guide simple, mais efficace pour faire naviguer votre petite entreprise à travers une crise de toute sorte. S’il est mis en œuvre correctement et respecté religieusement, ce plan d’action permettra de remédier à n’importe quelle situation, et de stabiliser l’entreprise tout court.

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