moderne - 1950 decorateurs francais - GuaricheDécorateurs français 1950

En tant que spécialiste du mobilier 1950, Espace Nord Ouest propose constamment de nouveaux arrivages de mobiliers et d’objets de décorateurs français tels que Charlotte Perriand, Jean Prouvé, Pierre Guariche, Georges Jouve, Serge Mouille…

Vous retrouverez également tous les objets qui ont marqué cette époque par leur matériau comme l’osier, le formica ou encore la céramique.

Charlotte Perriand

Sa carrière d’architecte-designer démarre véritablement avec le mobilier métallique qu’elle crée pour son appartement-atelier de la place Saint-Sulpice et qu’elle présente au Salon d’Automne de 1927. Pour la salle à manger de cet appartement, Charlotte Perriand résout ingénieusement le problème du manque de place : nombreux miroirs, Table Extensible en bois et en aluminium, Fauteuils Pivotants B 302 construits sur le modèle des tabourets tournants de cuisine. Son succès soudain en tant que spécialiste de l’aménagement d’intérieur et du mobilier la conduit à s’intéresser à l’architecture. Après avoir poussé la porte de l’atelier d’architecture de Le Corbusier et Pierre Jeanneret, elle est engagée comme associée en 1928. Elle participe à l’élaboration d’un programme « des casiers, des sièges et des tables » et assure l’exécution du mobilier destiné à leurs réalisations. Elle crée à cette même époque un mobilier devenu emblématique parmi lequel le fauteuil Grand Confort, une chaise longue, la Table B 308…

Jean Prouvé

Jean Prouvé crée en 1924 son propre atelier à Nancy et produit dès 1925 les premiers meubles en tôle d’acier pliée. Il développera toute sa vie la conception de ses meubles. Dans de nombreux travaux, Jean Prouvé réussit à marier ses attentes du point de vue de la fonctionnalité, de l’adéquation du matériau et de l’économie aux exigences complexes d’une production en série. En 2002 Vitra a commencé à rediffuser des créations du grand constructeur sous forme de rééditions en étroite collaboration avec la famille Prouvé.

Pierre Guariche

Rationnels et accessibles, c’est ainsi que Pierre Guariche (1926 – 1995) imaginait ses pièces de mobilier. Diplômé en 1949 de l’Ecole nationale supérieure des Arts décoratifs, celui qui était déjà ingénieur débute sa carrière de décorateur auprès de Marcel Gascoin. Dès le début des années 50, le Décorateurs français collabore avec de grands noms de l’ameublement, comme Airbone et Steiner. De la collaboration avec son dirigeant Hugues Steiner, naît notamment le cultissime fauteuil Vampire (1954). Pierre Guariche dessine des chaises aux lignes épurées et des buffets astucieux pour les éditeurs Meurop et Minvielle, ainsi que des luminaires pour Disderot.
Les courbes douces, les couleurs très « fifties » et l’élégance des pièces surprennent par leur modernité.

Georges Jouve

Georges JOUVE (1910-1964) a célébré à travers de nombreuses oeuvres, un art original dont la particularité réside en un subtil équilibre entre la rigueur et l’imaginaire. Il se passionne très vite pour la poterie qui deviendra une vocation à part entière: de 1942 à 1944, il fabriquera des pièces, cuites et émaillées, dont les formes s’inspirent de la nature ambiante. Mais son goût, déjà orienté vers l’art sacré, le mène à concevoir des objets à la fois rituels et décoratifs. Il ne cessera de multiplier les formes et de diversifier les usages. Il recourt à un noir profond dont l’éclat – à peine satiné – ressemble étrangement au “buccero nero” (technique qui date du VIème siècle avant notre ère et qui fut employée par les Etrusques). Georges Jouve use aussi d’émaux plus riches – pieds de lampe “3 boules”, émail blanc et bleu nuit – de blancs ornés parfois de décors polychromes – coupe “Oiseau”, décor vert et jaune en relief – de motifs figuratifs – vasque à tête de femme, pichet à décor de sirène – et de couvertes laiteuses – plat “Poisson”, cendrier et pot à tabac “Galet”, vase “Sablier”. A la fin des années 50, Georges Jouve délaisse les Décorateurs français et s’oriente vers la sculpture, lui permettant ainsi de collaborer avec de nombreux architectes et d’élargir le champ de ses investigations.

Serge Mouille

Cinquante ans après leur création, les luminaires articulés aux fameux tétons noirs, signés Serge Mouille, s’arrachent sur le marché du design. Au début des années 50, Serge Mouille rencontre Slavik Vassiliev, décorateur et futur père des premiers Drugstore Publicis, et entre dans le cercle du bouillonnant groupe Espace. L’orfèvre développe, alors, de nouvelles réflexions sur la forme métallique dans l’espace et réalise ses premiers prototypes de luminaires. En 1952, Jacques Adnet (président de la société des artistes décorateurs) lui passe une commande particulière, celle d’un grand luminaire ! Ce sera un lampadaire noir à trois bras articulés par des rotules, les abat-jour capuchons seront en aluminium émaillé et s’orienteront dans toutes les positions, les pieds seront minces et métalliques. Son esthétique servira de base à plus de cinquante modèles : luminaires à pied, suspensions, lampes de table, appliques simples ou à bras multiples. Leur succès est immédiat auprès des décorateurs et architectes les plus en vue de l’époque. Lorsqu’en 1956, Steph Simon ouvre sa galerie, boulevard Saint-Germain, Mouille intègre l’équipe et se trouve exposé aux côtés de Prouvé, Perriand, Noguchi… Les commandes affluent, mais le créateur hésite à passer à une production industrielle et décide, en 1964, de se consacrer à l’enseignement. L’intérêt pour ses créations ne se dément pas. Dès le début des années 1980, de Paris à New York, musées et galeries reconnaissent la puissance de son oeuvre.

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